Transat Bretagne-Martinique. Coup de canon à Brest

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La seule transatlantique en solitaire, disputée sur des voiliers identiques, partira de Brest le dimanche 17 mars. Cap sur Fort-de-France, en Martinique, après 6.500 km d’une régate acharnée.

Quinze régatiers sont inscrits à cette transat, déjà partie de Saint-Nazaire (2005), Belle-Ile-en-Mer (2007 et 2009) et Bénodet (2011). Avec une nouvelle dénomination et un nouveau port de départ, cette nouvelle régate vers les Antilles s’annonce des plus relevées. Pas par le nombre d’inscrits, en raison d’un contexte économique qui a empêché une dizaine de marins de prendre le départ. Mais bien par la qualité et l’homogénéité du plateau, réunissant des noms bien connus de la course au large : Gildas Morvan, Erwann Tabarly, Thierry Chabagny, Frédéric Duthil, etc. Six des dix ténors du championnat de France élite de course au large en solitaire seront bel et bien au départ de cette course comptant pour le championnat de France 2013, disputé en trois actes. 

Arènes liquides 

Quinze Figaro Bénéteau 2 (10 m) sont attendus au port du Château, à Brest, dès le vendredi 8 mars. Le dimanche 10 mars, ils s’élanceront, à 14 h, pour un prologue donné en rade, avec passage dans l’avant-port, au niveau des Passes de la santé, au plus près du public. Le bassin événementiel du port du Château et sa grande digue qui surplombe les bateaux en font un stade idéal. La rade de Brest offre le terrain de jeu tout trouvé pour voir se disputer le prologue de l’épreuve, une semaine avant le coup de canon. Mais pourquoi Brest plutôt que Bénodet, il y a deux ans ? « Brest s’appuie sur un bassin de navigation exceptionnel, couplé à un puissant intérêt pour les événements maritimes », commentait, hier, Pierre Bojic, l’organisateur de la course, directeur général de Pen Duick. Profitant de la partie abritée du port, les organisateurs envisagent d’ailleurs, si les conditions météo le permettent, de faire s’engouffrer les voiliers au plus près des spectateurs, le long des quais du port de commerce. Idem pour le départ, histoire d’admirer les solitaires à l’ouvrage dès le départ de la transat

Goulet à avaler 

Réputée très tactique et piégeuse (on se souvient de l’échouage de François Gabart lors d’une épreuve de la solitaire), la sortie du goulet devrait également réserver de belles empoignades, à armes égales, sur des navires strictement identiques. Arrivée des bateaux dans le port le 8 mars, prologue le dimanche (14 h) et départ de la course le dimanche 17 mars, à 13 h. Le village sera accessible dès le samedi 9 mars, avec plusieurs pavillons, qui sentiront bon le souffle chaud des Antilles et le vent tonique de la cité du Ponant. La course, qui devrait durer entre 15 et 20 jours, n’a qu’une marque de parcours à respecter, l’île la plus à l’ouest des Açores (Tercera), pour éviter que les concurrents aillent chercher trop à l’ouest. « Les bateaux peuvent encore rencontrer des conditions musclées en Atlantique-Nord à cette période », justifie l’organisateur. Mais c’est sûr, avant le départ et à l’arrivée, les concurrents auront de quoi se réchauffer et faire monter la température.