Brest veut devenir la capitale des énergies marines

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Grâce à un investissement de 160 millions d’euros, le port de Brest va être aménagé pour accueillir les nouveaux acteurs des énergies marines. Plusieurs centaines d’emplois pourraient être créés par cette nouvelle filière industrielle.

Brest veut devenir la capitale des énergies marines renouvelables (EMR). Un polder de 36 hectares va être aménagé d’ici à 2016 pour permettre au port finistérien d’accueillir les fabricants d’éoliennes offshore (en mer), d’hydroliennes (hélices sous-marines), ou d’unités de production électrique utilisant la force de la houle ou l’énergie thermique des mers. Les acteurs de cette nouvelle filière industrielle annoncent la création de plusieurs centaines d’emplois sur place.

« La région Bretagne, propriétaire du port, a engagé avec ses partenaires – conseil général du Finistère, chambre de commerce et d’industrie, Brest métropole océane – un investissement de 160 millions d’euros pour permettre l’accueil de ces nouvelles industries », explique Gérard Lahellec, vice-président de la région, en charge des transports.

« LES PREMIERS PARCS COMMERCIAUX DEVRAIENT VOIR LE JOUR EN 2020 »

350 mètres de quai vont être construits pour permettre aux entreprises de la filière EMR de mettre à l’eau leurs machines. « Après une première phase de concertation publique, nous finalisons actuellement les plans d’aménagement, avant l’ouverture de l’enquête publique en novembre »,précise Jean-Jacques Le Norment, chef du projet au conseil régional.

Les 250 premiers emplois seront liés à la construction, par STX ou Eiffage, des fondations métalliques des éoliennes des parcs offshore en préparation. Entre 500 et 1 000 emplois pourraient ensuite être créés par le consortium réuni autour du groupe DCNS pour construire les éoliennes flottantes Winflo.

« La première étape est la construction d’une éolienne de démonstration, assemblée à Brest et mise à l’eau en 2014, au large du Croisic. L’étape suivante sera la validation du modèle économique avec l’installation en 2017 d’une ferme pilote de 25 MW au large de Groix, capable de fournir en électricité la moitié de la population de Lorient. Les premiers parcs commerciaux devraient voir le jour en 2020 », indique Christophe Chabert, directeur de la filière éolienne à DCNS.

CONCURRENCER LES AUTRES NATIONS

Disposer d’une infrastructure portuaire adaptée est donc indispensable pour ce consortium, qui espère ainsi être en mesure de concurrencer les autres nations montantes de cette technologie éolienne. Le Japon, par exemple, envisage d’ouvrir ses premiers parcs éoliens flottants en 2022.

« Nous avons déjà embauché une dizaine de personnes pour consolider nos compétences, mais pour passer à la phase industrielle il faudra que l’État inclue dans ses prochains appels d’offres sur l’éolien offshore la technologie de l’éolien flottant », souligne Christophe Chabert.

À Brest, les équipes de recherche de 20 industriels, comme EDF ou le pionnier de l’hydrolien Sabella, arpentent déjà le port : ils sont réunis au sein de l’institut national France Énergies marines.

 

Sources: lacroix.com Raphaël Baldos, à Brest